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Le Japonais

Le Japonais
Le japonais est la langue du Japon, bien qu'aucune loi ne lui donne le statut de langue officielle. Elle est en revanche la langue des documents officiels et de l'éducation. Le japonais est également utilisé par la diaspora nippone (notamment au Brésil et au Pérou) ainsi que sur l'île de Anguar dans les Palaos.

En japonais, langue japonaise se dit nihongo (日本語). Les caractères 日本, désignent le Japon (cf. Noms du Japon). Le dernier caractère,, signifie langue.

Le japonais appartient à la famille des langues japoniques (comme les langues ryukyu). La structure morphologique et la syntaxe ressemblent fortement à celles de la langue coréenne.

Les mots japonais sont généralement appelés Yamato-kotoba (大和言葉, littéralement « les mots (du pays) de Yamato ») par opposition aux mots sino-japonais (kango 漢語) et aux emprunts aux langues étrangères (gairaigo 外来語). Selon Jean-Jacques Origas : « Yamato désigne les plaines et monts autour de l'ancienne capitale de Nara, et dans une seconde acception, toutes les terres soumises à l'autorité impériale. L'appellation officielle de Nihon, d'origine sino-japonaise, n'est employée qu'à partir du VIIe siècle ».

La phonologie de la langue indigène japonaise a survécu sans grand changement (à l'exception du timbre vocalique de certaines syllabes), comme on peut en juger en comparant par exemple les mots indigènes me, aki, asa, ame, umi, kumo du japonais moderne aux mêmes mots du Manyôshû (VIIIe siècle).

* Ce système vocalique, de nature différente du chinois, se limite à cinq possibilités : A I U E O, chacune de ces voyelles étant en principe une brève. Deux voyelles contiguës seront, soit prononcées successivement, soit formeront une seule voyelle longue (dans le japonais actuel). Il n'existe pas de voyelle nasale.

* La langue ancienne (époque du Manyôshû) présentait une autre série de voyelles (notées ï, ë, ö par les spécialistes) qui ont disparu par la suite.

* Deux semi-voyelles, Y et W, toujours combinées dans l'ordre semi-voyelle + voyelle :

YA YU YO et WA WU WE WO (WU et WE ont disparu).

Toutes ces voyelles ont par la suite été doublées de leur équivalent en voyelles longues (transcrites en romaines avec un macron diacritique), principalement pour la lecture de termes non indigènes, mais du lexique sino-japonais, comme Kyōto.

Les consonnes, toujours suivies d'une voyelle (syllabe ouverte), sont peu nombreuses.

* sourdes : K S T P H ;
* sonores : G Z R D B ;
* nasales : G N M.


La consonne N, d'apparition plus tardive, constitue une exception car elle apparaît à la fin d'une syllabe ou à la fin d'un mot.

Une consonne peut être associée à YA YU YO pour former les consonnes sourdes : KYA KYU KYO, SHA SHU SHO, CHA CHU CHO, PYA PYU PYO, HYA HYU HYO, et pareillement pour les autres consonnes.

La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :

* les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture logographique d'origine chinoise ;

* les kana (仮名), système moraïque dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes, les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) :
o Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origine étrangère au Japon (ex. : チーズ chīzu : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur »), d'onomatopées, de mots que l'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétation (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;
o Les hiragana ont été composés à partir des kanjis par simplification progressive de leur forme cursive (ex. : 安→あ), alors que les katakana sont eux une partie extraite d'un kanji (ex. : 多→タ). Les hiragana sont utilisés pour noter la plupart des mots et affixes grammaticaux, les mots japonais (dont la plupart peuvent aussi s'écrire en kanji), et parfois à donner la lecture de kanji.


Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). La plus utilisée à l'étranger est la méthode Hepburn dite modifiée ou révisée (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (certains Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent tout de même la méthode Hepburn).

Voici les kana (hiragana et katakana) de base avec leur transcription dans le système Hepburn :

De plus, il est possible d'ajouter aux kanji des petits hiragana pour faciliter la lecture des enfants (furigana)

Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten (゛) et le handakuten (゜). Par exemple :

* か ka → が ga ;
* さ sa → ざ za ;
* た ta → だ da ;
* は ha → ば ba et ぱ pa.

À signaler pour la prononciation que les syllabes écrites en H désignent une voyelle aspirée (HA, HI, HU(FU), HE, HO) et que les syllabes écrites en R se prononcent d'une façon proche d'un L français un peu forcé (RA, RI, RU, RE, RO). Dans ce tableau, les signes (e) et (i) présentés n'existent plus dans le japonais actuel .

# Posté le vendredi 17 avril 2009 08:07

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